Ca faisait longtemps que je n’avais plus partagé des histoires, allez, je m’y mets !

Après avoir travaillé dans un magnifique parc près de Alice Springs dans une homestead j’ai pris la décision de… rentrer en France pour Noël ! Grande décision, mais depuis le temps que j’y pense. Ce retour, commencera le 12 octobre de Melbourne à Istanbul en avion (imaginez vous, faire en 24h ce que j’ai fais en deux ans).En plus de ça, j’ai appris par hasard il y a quelques jours, par ma mère, que j’ai un cousin que je ne connais pas à Istanbul !

Revenons à l’Australie. J’ai donc fini de travailler pendant deux mois (qui m’ont paru deux ans) dans cette homestead non loin de Uluru, prononcé en français ça fait moins classe qu’en anglais,il faut le prononcer de cette manière : «Oularoou». Si tu ne le dis pas comme cela les australiens te regarderont comme un alien ! Dans cette homestead, j’y ai été durant les mois de juillet et août, vous devinez ? Les grandes vacances scolaires  d’été française ! Ce que j’ai oublié après des longs mois de vadrouille (j’ai toujours rêvé de dire ça). Donc 95 % de familles françaises avec en moyenne deux adolescents, en général très heureux d’avoir la Wi-Fi, qui finalement ne marche pas, parce que oui en plein désert vous rêvez les enfants… La première question des francais était à  95 %: « Ils sont où les kangourous ??? ». « Ce soir dans vos assiettes au menu du restaurant dans vos assiettes ! C’était ma blague préférée pendant 2 mois. Ils rigolaient une fois sur deux… Où alors : « Mais comment vous avez atterri là ??  » Malgré tout, beaucoup de français m’ont invité chez eux, ça c’est chouette, des toits en plus 🙂 Après ces deux mois de pur bonheur dans le désert, je profite d’un voyage gratuit de Alice Springs à Adélaïde. Bien entendu rien n’est jamais facile en voyage et nous tombons en panne au milieu de rien, vraiment rien du tout… Mais heureusement nous étions à 20 km d’une station essence, on repars, sain et sauf.
Je suis heureuse, en ce moment, je revois enfin la mer ! Je suis en couchsurfing chez un ancien voyageur à Adelaide nommé James. Avec lui et un de ses amis, je décide de repeindre mon vélo… de toutes les couleurs ! La photo suivra.

Je décide de pédaler sur la côte en suivant l’océan, plutôt que de traverser seule un désert. Je n’ai pas envie seule, pas maintenant.

Je suis partie d’Adélaïde il y a dix jours environ (pour ceux qui sont nuls en géographie comme moi autrefois, c’est au sud de l’Australie, sortez vos atlas !). Après avoir souffert de la pluie, je décide de faire du stop et d’aller plus rapidement à Melbourne. Dans la station essence de la magnifique ville ou village du nom de « Robe », je vois un prospectus sur la fête de la bière dans ce village. Je décide d’y revenir en espérant trouver un job en échange d’un lit en attendant le soleil. Je trouve un hôtel qui m’accepte gratuitement quelques jours en échange d’aider la femme de ménage le matin. Je repars, le soleil est là avec un « ÉNORME » vent de face et du sable (la plage c’est beau mais pas en vélo). Donc là, je me suis mise juste à pleurer sur le bord de la route, inquiétant les seuls automobilistes du coin. « Oui oui, ça va, je déteste juste le vélo mais tout va bien ! » Je n’arrive plus à trouver de l’énergie et pleure toutes les larmes de mon corps. Grand questionnement sur la raison qui m’a poussée là, comment je peux arriver à un tel point de souffrance physique et mentale ?
Le soir j’arrive dans la ville de Beachport, je demande à quelqu’un un endroit safe (où je serai en sécurité) comme tous les jours, mais dans ma tête c’est directement : « Tu as de la place chez toi, s’il te plaît pour une pauvre française qui a peur du noir ?  » Je pense qu’après m’avoir apporté sur une plage loin de la ville, il a compris mon message et m’a laissé dans le garage du barman. Ca c’est réussi, bonne nuit !
Le lendemain matin alors que je pensais mettre mon vélo dans la voiture d’une amie qui vas à Melbourne, je croise un cycliste Australien. Cela me motive a remonter sur mon vélo alors je le suis jusqu’à Mount Gambier. Son nom c’est Graham et il est selon moi, le sosie de Brice de Nice, je vous jure ! Raison de plus, il fais du surf. Bref, arrivé à Mount Gambier on se sépare, il veux aller plus loin et moi je n’ai juste plus d’énergie donc on se dit au revoir autour du fameux Blue lake. Je dessine, dors, envoie des demandes sur couchsurfing et propose de faire de la french food comme à mon habitude (çaa marche toujours) sauf qu’aujourd’hui pas de réponse…
16h, il est temps de partir en mission, trouver un toît gratuit pour la nuit. Seule, j’admets c’est plus facile. Je me lève, escalade la barrière derrière moi (oui c’était interdit d’être la où je suis) en étant sur d’être seule et puis j’entends : »Helloooo how are you ? » 😀
Ca c’est Loïs, ma nouvelle future maman qui prends soin de moi en ce moment avec son mari. On joue du piano, fait un feu de bois, joue aux échecs,mange des tacos…La vie redevient belle et pleine de jolie surprise en un instant, il n’en fallait pas plus pour retrouver mon sourire. J’ai hâte de vous raconter la suite. Je vais mettre quelques photos et une vidéo suivra quand je rentrerais en France dans 3 mois ! Surprise.

J’ai oublié de parler de quelque chose d’important ici en Australie, les animaux ! Car oui, il y a des animaux qui débarquent devant vous mais vous ne savez pas ce que c’est ! Sauf les kangourous. Il faut savoir qu’il y a aussi des lamas et des chameaux. Et d’autres que j’appele les non-identifiés.

Les photos, les photos  !