L ‘Albanie, une grande surprise.

J’ai beau voir des documentaires, des photographies, des vidéos sur certains pays, régions, peuples, la réalité est tout autre !

Découvrir, sans écran devant soi, un pays, c’est le vivre à 100 %.

Sans penser à de grande découverte, une fois arrivée en Croatie, les paysages me surprennent !

Je longe la côte de Split en faisant un détour par Mostar, puis découvre Kotor au Monténégro, je passe la frontière et sans me prêter d’attention, le douanier jouant aux cartes sur un ordi des années 80 me tamponne mon passeport avec banalité.

Je poursuis ma route par Shkodër, situé au bout du lac. Les drapeaux rouges sont partout, autant que les Mercedes !

TOUS les regards sont sur moi. Bon, c’est sur avec mon vélo chargé, une jeune femme seule, je ne passe pas inaperçue !

Je reste trois semaines dans une auberge de jeunesse, et je travaille contre l’hébergement. En plein mois de Février, il n’y a pas vraiment foule et nous avons beaucoup de temps libre. Et oui, je ne suis pas seule ! Un autre volontaire venu du Japon travaille comme moi. Nous découvrons donc ensemble la ville et je garde un bon souvenir de ce premier moment de pause, en Albanie, dans cette auberge.

Ces trois semaines ne me permettent pas de connaître réellement la population.

Une fois mon vélo chargé, je repars, je redis au revoir et je pleure encore une fois…Je revis ce moment douloureux de solitude, où je me retrouve confrontée à moi même.

J’ai un peu peur, car c’est ma première journée seule en Albanie et je ne sais pas où je vais dormir. Neuf voitures sur dix me klaxonnent, tous les enfants me disent bonjour !

Dans chaque village où je passe, tout le monde s’arrête, me regarde et m’observe. Les enfants courent vers moi et me parlent en Albanais. Que ce soit pour m’aider, me dire bonjour, me demander ma montre ou un peu d’argent !

Le premier soir, je vois une maison au loin et je me décide de demander pour dormir dans leur jardin. Je pousse mon vélo avec difficulté et mes roues s’enfoncent dans la boue…Mon vélo est embourbé…je continue à pied en le poussant. Deux enfants m’accueillent et leur père est au loin, je lui faits des signes mais il ne fait pas l’effort de venir… je repars…

Avec la fatigue et ce refus de contact, je fonds en larme… Je pousse avec difficulté mon vélo, la boue est imprégnée de partout. Deux enfants en vélo ont assisté à la scène et restent à coté de moi en rigolant… J’ai besoin d’être seule… puis ils commencent à prendre des bâtons de bois et m’aident à enlever la boue. Un des gamins m’aide à pousser mon vélo jusqu’à la maison voisine, incroyable ! En France cela serait surprenant d’avoir de l’aide.

Une femme et ses deux filles, des jumelles de 18 ans, dont une faisant l’interprète m’accueillent à bras ouvert et je passe finalement la soirée chez elles. Je participe à la préparation d’un repas traditionnel.

Le deuxième jour, des personnes m’invitent à boire un café et naturellement je suis aussi invitée pour la soirée et la nuit en total immersion avec cette famille. Le confort est sommaire, pas d’eau chaude, toilette à la turque, pas internet, pas de chauffage… Mais l’accueil, lui est chaleureux. Nous ne nous comprenons pas forcement beaucoup mais les sourires en disent long…

Il y aussi ce moment où je n’ai plus de frein, un camion s’arrête et deux gars m’aident à charger mon vélo pour m’amener au village suivant. Des enfants m’accompagnent jusqu’ à un garage pour changer mes freins.

Au début, je trouve ça amusant que quand je m’arrête dans des petits villages que les hommes m’encerclent, mais cela devient intimidant et certaines fois je souhaite être transparente… Les innombrables Mercedes des années 80 me frôlent…

Le nombre d’ordures me révolte, tout est directement jeté dans la nature !

Je découvre aussi avec stupéfaction beaucoup de bunkers datant de la guerre, dans les jardins et sur le bord des routes par dizaines !

Suite en photos.

 

Innombrables déchets…

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Des rues entières de seconde main.

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Dans la rue à Shkoder.

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Shkoder

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Josef, un voisin de mon auberge de jeunesse  nous invite à boire de la Rakija ( Alcool traditionnel albanais). Il sort de sa poche un article de journal des années 80, où sont notés les juifs à éliminer, datant de la guerre. Son nom et inscrit. Son père y est resté.

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Vermosh, Albanie.

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Je suis invitée dans une famille et nous préparons des « Burek », un plat traditionnel. ( Et je repars avec tout les restes ! )

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Famille qui m’invite à boire le café, et puis finalement je passe la soirée et la nuit.

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Lors d’une tempête de neige en Albanie, je m’arrête 5 minutes dans café et puis je me retrouve avec Léon, un Albanais de 27 ans, autour d’une table à parler de tout et de rien. Il me dit que la vie est trop difficile,et qu’il cherche à tout prix un travail en Grèce, en Italie ou en Allemagne. Il m’invite naturellement chez lui, sa mère me couvre de cadeaux et elle me fait goûter à leur plat traditionnel.

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Léon et sa famille.

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Lors d’une partie de billard.

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Sur la route direction la Grèce.

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Un des nombreux bunkers.

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Enfant demandant de l’argent dans un bar.

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En tout cas l’accueil est tellement spontané  parce qu’ il y a si peu de touriste. Beaucoup me demande si j’aime leur pays. Ils veulent que je garde une bonne image et quitte à me couvrir de cadeau.

 

Ou, l’Albanie me manque déjà.

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